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«Instant Articles» fait son apparition en France. Cette nouvelle fonctionnalité, lancée par Facebook, permet aux médias de publier du contenu directement sur le réseau social. Le Parisien a débuté l’expérience mercredi 25 novembre sur les appareils Apple. 20 Minutes puis Les Echosprendront la suite début 2016.

 

Grâce au processus « Instant Articles », finis les articles qui mettent trop de temps à se télécharger ! Le dispositif permet un affichage des articles quasi instantané sur l’application Facebook de nos téléphones portables.

Une lecture plus rapide

Selon le réseau social, le chargement est dix fois plus rapide que celui d’un contenu standard. Les lecteurs pourront donc continuer de lire les articles sans quitter Facebook. Au lieu de partager les contenus depuis leurs sites Internet, les médias les publieront directement sur le réseau social. En fait, ils renoncent à attirer les lecteurs sur leurs propres sites Internet, au nom du confort de navigation.

Mais les médias continueront quand même à gagner de l’argent grâce aux recettes publicitaires. S’ils décident de conserver l’exploitation publicitaire de leurs contenus, alors ils empochent 100% des recettes publicitaires. Mais quand c’est Facebook qui l’assure, le réseau social prélève 30% du chiffre d’affaires.

Facebook, beaucoup d’utilisateurs, donc de consommateurs

C’est la première fois que des médias français utilisent «Instant Articles». On avait déjà pu apercevoir un petit éclair à côté de contenus publiés par le New York Times ou The Guardian(le petit éclair indique du contenu au format « Instant articles »), mais jamais on ne l’avait vu pour des médias français.

Trois quotidiens bien connus ont donc décidé de participer à l’expérience. Le Parisien, 20 minutes, et Les Echos. Mais d’autres médias français ont également souhaité tester le dispositif, comme Paris Match, ou encore le Groupe Cerise, moins connu du grand public, qui édite deux sites Internet de divertissement Ohmymag et Gentside.

Facebook, c’est plus d’un milliard d’utilisateurs qui se connectent tous les jours via leur téléphone portable. C’est un chiffre considérable hors de portée des sites d’informations. Il faut ajouter à cette dimension : la crise de la presse. La consommation de l’information a changé, elle se fait de plus en plus sur mobile, sur les portables et les tablettes.

Facebook veut concurrencer Google sur la presse

Alors c’est plus facile pour un site d’information d’aller là où sont déjà les consommateurs, plutôt que d’essayer de les faire venir à soi. Développer une application, ça coûte cher pour un média, et rien ne garantit qu’elle sera téléchargée. Alors c’est plus efficace de placer du contenu sur une application déjà largement utilisée, comme Facebook.

Mais certains médias restent quand même frileux, comme Le Figaro par exemple. Le Figaropréfère attendre le retour d’expérience des sites américains, anglais ou allemands qui testent déjà le dispositif. Selon lui, cette fonctionnalité est peut-être plus adaptée à ceux qui ne font pas beaucoup d’audience sur Facebook, ce qui n’est pas son cas. De son côté, le réseau social y trouve son compte : Facebook veut miser sur l’information pour doper son audience, et faire face à son concurrent Google.

 

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