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Vous êtes sur le point de démissionner? Lisez ça avant.

24 septembre, 2018
Posted in Emploi
24 septembre, 2018 Danitis

Plutôt que de passer votre temps à vous plaindre, vous devriez essayer de changer votre environnement de travail, conseille l’expert en leadership Simon Sinek.

Simon Sinek aide aujourd’hui les gens à créer des environnements de travail inspirants, une vocation qu’il a trouvée après avoir vécu un désespoir professionnel profond. « Je n’arrivais pas à me lever le matin », se rappelle-il. « Je ne souriais plus, j’étais devenu parano. » Son manque d’épanouissement était dû à un décalage entre son objectif – ce qu’il appelle son « pourquoi » – et son travail.


Bien que partisan de l’idée que nous devrions tous ne travailler que dans des cadres qui nous passionnent, Sinek n’encourage pas pour autant de quitter un travail moyennement motivant.
« L’opportunité de démissionner est toujours là, mais je ne recommande de le faire que si toutes les autres options ont été envisagées. », assure-t-il. Lors d’un Facebook Live au siège new-yorkais de TED en septembre, l’expert a ainsi partagé les différentes étapes qu’il conseille aux personnes qui souhaiteraient claquer la porte.

Si votre chef ou votre environnement de travail est malsain, démissionnez immédiatement.

Si votre chef ou votre environnement de travail ne le sont pas et que vous n’êtes là que depuis quelques mois, attendez.
« Si je devais donner un conseil aux gens, ce serait que parfois ils prennent la décision de démissionner trop rapidement. Ils arrivent, commencent à travailler et puis 4 mois plus tard, ils se disent
« c’est pas pour moi ce job. » En réalité, il faut environ 6 mois pour être à l’aise dans ses nouvelles fonctions. »

Si vous travaillez depuis plus de 6 mois, essayez de comprendre ce qui ne va pas. Pour commencer, prenez du recul sur votre attitude.
« Certains vont adopter une attitude détachée en se disant « le travail, c’est que le travail. Je peux m’épanouir en faisant d’autres choses. » Cela signifie qu’ils ne vont pas au travail 100% motivés et qu’ils ne sont pas investis. Ils agissent comme si le travail n’était qu’un moyen au service d’une fin plutôt qu’un but en soi. Et devinez comment ils sont traités ? Si vous ne faites que badger matin et soir parce que vous trouvez de l’épanouissement ailleurs, vous serez étiqueté comme tel. Personne ne prendra soin de vous et ne vous aidera dans votre carrière. »

Envisagez d’autres possibilités.
« Levez le voile sur ce qui ne va pas exactement. Est-ce que c’est vos collègues ? Votre boss ? Le travail en lui-même ? »

Si vous avez un patron difficile, essayez d’avoir un peu plus d’empathie.
« Quand votre chef est particulièrement sévère durant un meeting, en étant sec ou en criant sur vous ou vos collègues, vous pouvez aller le voir dans son bureau et le lui faire remarquer: « Tu as été vraiment très sec avec nous pendant la réunion, est-ce que tout va bien ? » Vous n’êtes pas obligés de dire exactement ça, bien sûr.
Le but ici est de lui faire croire que vous pensez que sa réaction est inhabituelle et que vous venez juste voir s’il ou elle va bien. Cela pourra peut-être leur permettre de se confier. Il est probable que cela ne se passe pas immédiatement, voire pas du tout, mais cela pourrait les inciter à partager avec quelqu’un.

Traitez votre patron comme une personne, non comme un problème.

« Vous pouvez aussi essayer de connaitre votre patron en tant qu’être humain, en demandant par exemple : « Est-ce qu’on peut commencer notre réunion en nous racontant nos weekends respectifs ? On pourrait apprendre à mieux se connaitre. Alors [nom de votre patron], qu’est-ce tu as fait ce week-end ? » C’est tellement facile de critiquer des mauvais leaders, et pourtant ils sont humains, et eux aussi désirent être écoutés et avoir le sentiment qu’ils appartiennent à une communauté. On ne sait pas pourquoi ils sont mauvais – peut-être sont-ils sous pression, stressés, peut-être ne se rendent-ils pas compte qu’ils le sont, ou peut-être sont-ils juste des abrutis. Mais on doit quand même leur donner le bénéfice du doute.
Si ça ne marche pas, devenez le leader que vous auriez aimé avoir.

« On peut être la personne la plus junior de la boite, on travaille toujours avec d’autres personnes. On peut s’occuper en les aidant à rentrer chez elles épanouies, à se sentir écoutées, à ce qu’elles aient quelqu’un qui les soutienne. Si vous vous engagés à être le leader que vous auriez aimé avoir, et à voir vos amis et collègues aimer leur travail, cela affectera le leadership, croyez-le ou pas.
On l’a déjà constaté et c’est assez incroyable : vous pouvez créer une sous-culture.
Un jour j’ai pu travailler avec une grosse entreprise de software et j’ai aidé un petit groupe au sein de cette entreprise à construire une culture plus forte. Ils ont commencé à recevoir des coups-de-fil de nombreux employés souhaitant savoir s’ils y’avait des postes libres au sein de leur groupe. Tout le monde voulait une place !
Engagez vous à devenir le leader que vous auriez aimé avoir et créez cette sous-culture. »

Comprenez que ce mécanisme ne se fait pas en un jour.

« Cela va prendre du temps, comme toute relation. Certaines personnes pourront être suspicieuses au début. Vous pourrez alors dire : « ce serait bien qu’on ait une culture plus soudée » ou « on peut se plaindre indéfiniment, mais moi je vais essayer d’améliorer les choses en créant une culture qui nous donne envie de venir travailler et qui épanouisse, et j’espère que cela aura un impact autour de nous. »

Si vous êtes toujours sûr de vouloir démissionner, mettez votre énergie dans le développement – et non dans la plainte.

« A mon premier boulot, j’ai eu un patron horrible, juste horrible ! Je me suis donc engagé à apprendre comment ne pas manager, et j’en suis ressorti avec pleins de choses qui m’ont permises de me dire que « je ne ferai / serai jamais ça ». Je me suis aussi lié d’amitié avec des collègues parce que le pessimisme est contagieux. On se soutenait tous les uns les autres, et on a appris l’esprit d’équipe grâce à cette camaraderie. J’apprenais le leadership à un niveau très junior. Et quand des opportunités se sont présentées, je les ai saisies.
Il existe donc des moyens de travailler à un endroit que vous n’aimez pas sans se plaindre tous les jours.
Essayez et cherchez les avantages et leçons que vous pourriez en tirer. »

Ne vous contentez jamais d’un boulot « assez bien ».

« Je pense que l’un des messages les plus erratiques que nos conseillers et parents nous disent est « trouve un boulot ».
Personne ne nous dit jamais « trouve un boulot que tu aimes. » On nous dit souvent que l’on n’a pas besoin de trouver un travail pour être épanoui car il y a toujours d’autres choses qu’on peut faire pour l’être. Mais c’est comme dire qu’on n’a pas besoin d’aimer la personne avec qui on se marrie car on peut trouver ça autre part. Votre mariage ne tiendra pas, il en est de même pour votre travail. Vous allez passer plus de temps au travail qu’avec votre famille ou vos amis ou à faire d’autres choses.

Donc la conclusion: « Trouvez un travail que vous aimez. »

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