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YOLO, la tendance qui rebat les cartes du marché de l’emploi


Non ! YOLO n’est pas un nouveau modèle de voiture ni le nom d’une planète récemment découverte !

YOLO est une nouvelle philosophie en vogue parmi les jeunes professionnels dont le succès trop rapide pourrait faire craindre un exode dans le monde du travail.

 

La YOLO economy

Acronyme pour You Only Live Once, autrement dit, “On n’a qu’une vie », le terme de YOLO serait apparu pour la première fois dans une chanson Rap de Drake intitulée The motto .

Adoubé par les adolescents pour décrire cette aspiration à faire ce que l’on veut pour ne rien rater de la vie sans tenir compte des potentielles répercussions, ce terme reflète aujourd’hui une autre réalité, plus économique celle-là. Décrite dans un article du New York Times, récemment publié, la YOLO economy irait du placement en bourse de toutes ses économies sur des actions en vue, sorte de pari fou, à la totale remise en question d’une carrière professionnelle pour un autre style de vie.

 

Profil type du YOLOer

Ils appartiennent à la génération Y, ont entre trente et quarante ans, parfois davantage et occupent dans l’entreprise un bon poste reposant sur des compétences avérées.

Ils sont à la recherche d’un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle, souhaitent s‘épanouir en apportant de la valeur ajoutée à la planète.

Tels des adolescents, ils se sentent pousser des ailes à la seule idée de braver l’interdit : renoncer à l’avenir que l’on a tracé pour eux depuis déjà tout petits ! Ils décident alors de partir à l’aventure au seul motif de n’avoir qu’une vie.

Changement d’entreprise, passion aux heures perdues érigée en profession à plein temps ou totale reconversion, chacun décide en fonction de ses motivations premières, du sens nouveau qu’il souhaite donner à sa vie et en fonction des valeurs qui l’anime. L’argent n’est plus un leitmotiv.

Cet argent qui parfois se gagne ou se perd, en un rien de temps : crypto-monnaie, start-up, nouvelles technologies…, il y a tant de nouvelles voies pour bien gagner sa vie qui parfois font se sentir à l’étroit dans le seul monde de l’entreprise.

 

La pandémie : un accélérateur de la YOLO economy ?

La traversée, parfois en solitaire, d’une crise pandémique a remis les compteurs à zéro.

Fait unique sur notre planète depuis belle lurette, un virus a fait mettre sur pause un mode de vie qui souvent se résumait à métro, boulot, dodo. La population, dans sa grande majorité, a été priée de rester chez elle. En obéissant au même précepte que la nature a horreur du vide, l’être humain, privé de mobilité, s’est mis à cogiter.

“Nous avons tous eu une année pour évaluer si la vie que nous vivons est celle que nous voulons vivre”, a déclaré, dans un article de la Business Harvard Review Christina Wallace, maître de conférences à la non moins célèbre Harvard Business School.

Et à cette question, beaucoup ont répondu non.

A tel point que le New York Times affirme même que le YOLOing pourrait bien être la tendance marquante de l’année sur le marché de l’emploi. Et ce n’est pas Microsoft qui dira le contraire. La multinationale américaine qui étudie les nouveaux modes de collaboration a révélé sur son blog que plus de 40 % des travailleurs dans le monde envisageaient de quitter leur emploi cette année.

C’est presque une révolution.

Les centaines de milliers de morts ont porté un nouvel éclairage sur la raison d’être des vivants. Pour beaucoup, ce fut comme passer sa vie au défibrillateur. Un réveil brutal, un awakening, plaidant pour une nouvelle vie. Parce qu’on ne vit qu’une fois.Et pourquoi pas ? N’est-ce pas une jolie façon de se réapproprier sa vie ?

Mais, avant de laisser derrière soi ce que l’on a été, il vaut sans doute mieux prendre quelques précautions.

N’est pas YOLOer qui veut

Tout d’abord, il faut s’interroger sur ses motivations réelles à vouloir changer de vie professionnelle.

Le chemin peut être semé d’embûches surtout en comparaison d’une carrière qui se déroule tranquillement. Sortir de sa zone de confort n’est pas donné à tout le monde. Et inversement, le risque zéro ne convient pas à tout un chacun.

La passion pour une autre activité qui peut devenir suffisamment lucrative pour subvenir à ses besoins, est une raison valable de remise en question de son mode de vie.

Pour autant, mettre un terme à sa carrière et partir sans se retourner ne devrait pas être considéré, au risque de faire fausse route, comme seul moyen de dissiper les frustrations générées par son travail. Discuter avec sa hiérarchie et tenter de trouver des solutions peut suffire à redessiner un sourire sur un visage.Dans « le monde d’après », préserver l’équilibre vie professionnelle-vie personnelle peut également être atteint en demandant à demeurer en télétravail quelques jours par semaine. De nombreuses entreprises l’ont bien compris qui proposent aujourd’hui des modes de travail dit « hybrides ». Encore faut-il savoir résister à la « Zoominite », capacité qu’une entreprise a de s’infiltrer dans tous les cellules libres d’un agenda pour le remplir de réunions Zoom, en un rien de temps. Être assigné à résidence par son entreprise n’a rien de réjouissant, non plus.

La décision de changer radicalement n’est pas juste une échappatoire. Elle doit répondre à une motivation profonde, et avoir été mûrement réfléchie. Et si on dit que la chance sourit aux audacieux, il est plus probable qu’elle sourit aussi à ceux qui ont tout posé sur la table et poussé au plus loin leur réflexion.

 

Un YOLOer doit savoir s’entourer

Avec la pandémie, nombreux sont ceux qui ont pu réaliser des économies.

Réfléchir à les utiliser comme matelas pour se donner les moyens de voir venir pendant une année de transition professionnelle est tout à fait tentant.

Surtout si on peut également être soutenu par un conjoint salarié ou la famille, ou encore un banquier. Mais l’argent ne suffit pas, le réseau professionnel et le cercle d’amis sont tout aussi importants pour bénéficier d’introductions, de recommandations et surtout de soutien moral les jours de découragement. Car, changer du tout au tout de carrière n’est pas toujours un long fleuve tranquille même si ceux qui y sont parvenus vous jureront le contraire.

Il faut pouvoir se relever après chaque chute, encore davantage lorsque l’on possède les compétences requises pour se lancer dans l’aventure. Et planifier au mieux les nouvelles étapes de sa vie.

La réussite d’un nouveau projet professionnel repose sur une prise de risque calculée. Mais, ce calcul sera différent pour chacun, et dépendra de la situation personnelle, des finances, et de la configuration du dit projet.

Être médecin et décider de se lancer dans la poterie pour vendre ses œuvres n’équivaut pas, en termes de risque, au projet d’un responsable de communication qui décide de monter une société pour gérer les média sociaux de TPE.

Avoir des rêves est un moteur vital, c’est ce qui génère de l’optimisme et permet de tenir lors de situations difficiles ; le mettre en mouvement, avec un changement de carrière, est un facteur d’épanouissement personnel, mais à condition de prendre des risques mesurés, de rester lucide et d’accepter éventuellement de revenir en arrière sans pour autant perdre confiance en soi, et en l’avenir.

Si vous ne croyez pas en la réincarnation, vous serez peut-être un adepte de la YOLO economy. Et si c’est le cas, il ne nous reste plus qu’une chose à vous dire : YALAH* !

*Allez, vas-y !

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